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  • A PROPOS DU TRAVAIL

    SUJET
    « LES RUPTURES UTÉRINES À L’HÔPITAL GÉNÉRAL PROVINCIAL DE RÉFÉRENCE JASON SENDWE : Aspects épidémio-cliniques et évolutifs de Janvier 2013 à Décembre 2017 »

    PROBLEMATIQUE
    La rupture utérine survient dans 75 à 80% des cas en cours de travail lors d’une tentative de voie basse après césarienne [3, 6, 18,]. Exceptionnellement, des cas de ruptures utérines spontanées avant tout début de travail ont été rapportés [3, 6, 7, 18]. Le déclenchement du travail par ocytocine sur utérus cicatriciel est associé à un taux de rupture utérine de 1%, l'utilisation de prostaglandines E2 de 2%, l'utilisation de misoprostol de 6% [1, 19]. Les données actuelles ne permettent pas de contre-indiquer une grossesse après rupture utérine. La morbidité materno-fœtale associée à la rupture utérine est dominée par le risque de décès périnatal et celui d'hystérectomie d'hémostase. Dans les pays à haut niveau socioéconomique, la mortalité maternelle est estimée à moins de 1 % des ruptures utérines, et la mortalité périnatale entre 3 % et 6 % à terme. Elles sont beaucoup plus importantes et moins bien évaluées dans les pays à faible développement socio-sanitaire [1, 2]. En République Démocratique du Congo, les données actuelles ne permettent pas d’évaluer clairement la morbi-mortalité maternelle et fœtale liée à cette pathologie. Peu d’études sont menées mais dont les aboutissements restent souvent hypothétiques. Aussi, aucun effort n’est fait de la part des autorités sanitaires en vue d’améliorer les conditions de santé de la population et surtout de réduire au maximum la morbi-mortalité maternelle et fœtale.

    HYPOTHESE
    Ce travail s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la morbi-mortalité maternelle et fœtale en permettant de comprendre quels sont les principaux facteurs de risque de survenue de la rupture utérine, quels sont les aspects cliniques et thérapeutiques ainsi que les pronostics maternel et fœtal de cette redoutable complication obstétricale. C’est dans cette optique que nous nous sommes proposé de mener une étude descriptive transversale rétrospective portant sur cinq ans (de Janvier 2013 à Décembre 2017) à la maternité de l’hôpital général provincial de référence Jason Sendwe.

    RESUMER
    Introduction : La rupture utérine est l’une des complications obstétricales les plus redoutées en raison de la gravité de ses conséquences maternelles et fœtales. Ce travail vise à déterminer la fréquence, décrire les aspects sociodémographiques et cliniques et enfin étudier la prise en charge et le pronostic materno-fœtal des ruptures utérines. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective transversale réalisée à la maternité de l’hôpital Jason Sendwe de Lubumbashi sur une période de 5 ans. La population d’étude était constituée de toutes les femmes ayant accouché à ladite maternité durant la période d’étude et l’échantillon, de toutes les patientes ayant eu une rupture utérine excluant les déchirures du col, les perforations post-curetage et les ruptures post-traumatiques. L’analyse statistique a été réalisée avec Epi info 7.2.2. Résultats : La fréquence est de 1,23% soit une rupture utérine pour 81 accouchements. Le profil sociodémographique était celui d’une femme mariée, âgée de 20 à 30 ans, résidant la commune de Kampemba et d’un niveau socioéconomique bas. La grande multiparité, l’antécédent de cicatrice utérine et le manque de suivi des consultations prénatales étaient les principaux facteurs de risque. La quasi-totalité des ruptures s’étaient produites durant le travail chez des patientes référées pour hémorragie génitale. Le diagnostic était essentiellement clinique. Seize virgule soixante-sept pourcents des ruptures étaient associés à l’usage d’ocytocine, 2,80% à une présentation dystocique et 14,02% à la macrosomie. Les désunions complètes étaient la principale forme anatomique et siégeaient sur le segment inférieur. Les ligaments rond et large étaient les structures anatomiques lésées associées à la rupture utérine. Presque tous les cas avaient bénéficié d’une hystérorraphie. Le séjour hospitalier était de 11 à 15 jours. La mortalité et la létalité maternelle sont respectivement évaluées à 0,07% (soit un décès maternel pour 1429 accouchements) et 5,61% (soit un décès maternel pour 18 ruptures utérines). La mortalité et la létalité néonatale sont respectivement évaluées à 0,88% (soit un décès de nouveau-né pour 144 naissances) et 71,03% (soit 5 décès de nouveau-nés pour 7 ruptures utérines). Conclusion : La rupture utérine est une complication obstétricale grave que l’on peut prévenir. Il est important que la population adhère massivement au concept des consultations prénatales recentrées et que tous les prestataires des salles d’accouchements soient formés en soins obstétricaux d’urgence.

    AMELIORATION
    Rien à signaler

    AUTRES DETAILS
    2017-2018 Doctorat Medecine Unilu Lubumbashi


    AUTEUR
    Nawej Ditend Lucien

    REMERCIEMENT
    Pr Dr KAKUDJI LUHETE Prosper ;Au Dr MUKUKU Olivier;A nos parents, MUTEB DJATAM DITEND et LWABWE KAZEMBE Yvette


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