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Fiscalité et entrepreneuriat à Bukavu

Par MUSHINGANYANYA KAVURA Patrick

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Bibliothèque Bibliothèque Publique
Domaine Marketing & Commercial
CatégorieMémoire
Date de publication14 Apr 2022
Nombre de vues349
Autres DétailsMémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du diplôme de Licence en pédagogie
appliquée.
Option : Sciences Commerciales et Administratives Equipe de direction: NJANGALA CIBASHIMBA Joël
Chef de Travaux
CIRHUZA NDATABAYE Martin
Chef de Travaux

CONCLUSION GENERALE
Nous voici au terme de notre étude qui portait sur « la fiscalité et l’entrepreneuriat à Bukavu ». L’objectif principal que poursuivait ce travail était d’étudier l’impact de la fiscalité sur l’activité
entrepreneuriale à Bukavu dans la province du Sud-Kivu.
Pour atteindre cet objectif ci-haut signalé, une seule question de recherche était au menu :
 Quel est l’impact de la fiscalité sur l’activité entrepreneuriale dans la ville de Bukavu ? A cette question, une hypothèse alternative a été proposée en ce sens :
 La fiscalité impacterait significativement sur l’activité entrepreneuriale dans la ville de Bukavu. Cependant, pour vérifier cette hypothèse afin de la confirmer ou l’infirmer, une certaine démarche
méthodologique a été mise sur place.
Nous inspirant de l’approche qualitative de notre étude, nous avons fait recours à la méthode de contenu qui n’est autre qu’ un ensemble d’instruments méthodologiques de plus en plus raffinés et en constante amélioration s’appliquant à des « discours » extrêmement diversifiés et fondé sur la déduction ainsi que l’inférence. Il s’agit d’un effort d’interprétation qui se balance entre deux pôles, d’une part, la rigueur de l’objectivité, et, d’autre part, la fécondité de la subjectivité (Bardin, 1977). L’analyse de contenu s’organise autour de trois phases chronologiques : la pré analyse, l’exploitation du matériel ainsi que le traitement des résultats, l’inférence et l’interprétation.
A cette méthode nous avons joint des techniques telles l’échantillonnage et l’interview. Pour collecter les informations, nous nous sommes servis d’un guide d’entretien (en annexe) dont sa première était réservée à l’identification de l’interviewé et sa seconde partie aux questions relatives à la relation fiscalité-entrepreneuriat.
Hormis l’introduction et la conclusion, la présente étude est constituée de trois chapitres dont le premier porte sur la revue de la littérature, le second sur le cadre méthodologique et le troisième sur l’analyse, l’interprétation et la discussion des résultats.
Après analyse et interprétation des données recueillies des interviewés grâce à un guide d’entretien, nous sommes arrivés à conclure que la fiscalité exerce des effets négatifs sur l’activité entrepreneuriale dans la ville de Bukavu ce qui vient sans doute confirmer notre hypothèse à la question de recherche ci-haut énoncée. Ceci est soutenu par les résultats suivants :
 Il ressort du tableau 5 ci-haut que le taux d’imposition est perçu comme un calvaire par la plupart des entrepreneurs de la ville de Bukavu en ce sens qu’il constitue un véritable blocage de

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l’explosion d’une activité entrepreneuriale. Les résultats requis sur terrain durant l’interview renseignent que 60% de nos enquêtés perçoivent le taux d’imposition comme étant élevé alors que 10% des entrepreneurs interviewés révèlent que ce dernier est moyennement bon c’est-à- dire n’affecte pas suffisamment leurs activités. En suite 10% affirme que c’est un taux suicidaire c’est-à-dire qui asphyxie les initiatives privées par conséquent réduit la progression de l’entrepreneuriat par la disparition des plusieurs entreprises qui pourtant contribueraient à l’amélioration des conditions de vie de la population. De nos interviewés, 20% font savoir que le taux d’impôt qui leur est appliqué est un taux défavorable c’est-à-dire décourageant l’entrepreneuriat.
 Le tableau 7 montre que 60% de nos interviewés éprouvent des difficultés de s’acquitter des charges fiscales qui leurs sont administrées alors que seulement 20% n’éprouvent aucune difficulté quant à ce. Une proportion de 20% se montre comme n’ayant autre choix que de s’y adapter.
 Etc.
Comme effets de la fiscalité sur l’activité entrepreneuriale, nous pouvons lire à l’entretien numéro
11 ce qui suit :
 Un ralentissement de l’accumulation de capital dans l’économie, c’est-à-dire du développement des équipements, des structures et des connaissances propices à la productivité ayant pour conséquence une amélioration du pouvoir d’achat pour les investisseurs et les employés,
 La taxation des entreprises influe sur les décisions relatives à l’investissement direct étranger (IDE). Elle crée un écart entre les rendements de l’IDE avant et après impôt. Plus cet écart est important, moins il y aura d’incitation à procéder à des IDE dans le pays concerné,
 L’impact négatif de la fiscalité sur la productivité se déploie à travers de nombreux mécanismes. L’impôt sur les sociétés, par exemple, pèse sur l’épargne non seulement au travers des entreprises, mais aussi par le biais de leurs actionnaires, fréquemment soumis à double imposition.
 La fermeture pure et simple des certaines entreprises par manque et/ou insuffisance des moyens financiers pour faire face à la fiscalité congolaise, etc.

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