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IMPACT DE LA POLITIQUE DOUANIERE DANS L’INTEGRATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO DANS UNE ORGANISATION REGIONALE : « ENJEUX ET PERSPECTIVES » CAS DU COMESA

Par GISCARD ASER NZUZI DIALAKANA • Bibliothèque : GISCARD ASER NZUZI DIALAKANADouane • Mémoire • 2023-07-28 • 606 vue(s)

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Il s’avère indispensable de ressortir notre préoccupation au départ qui consistait à comprendre les perspectives d’avenir de l’intégration de la RDC au COMESA et de connaitre l’impact et les enjeux de la politique douanière dans l’intégration de la RDC au COMESA.

Pour y arriver, nous avons pensé que la RDC dans les jours qui viennent, pouvait recevoir beaucoup d’investisseurs, car son intégration dans la zone de libre-échange et dans l’union douanière du COMESA pourrait favoriser l’investissement transfrontalier et permettre d’attirer aussi bien l’investissement direct étranger que l’investissement intérieur, du fait que le marché élargi est plus étrayant pour les investisseurs par rapport aux petits marchés nationaux intérieurs. Par ailleurs, nous avons estimé que la politique douanière aurait un impact très significatif dans l’intégration de la RDC au COMESA, dans la mesure où la mise en place d’une bonne politique douanière peut entraîner la bonne marche de la situation politique, économique, environnementale, socioculturelle, etc… aussi bien de la RDC que de tous les pays membres du COMESA. A cet effet, cette dernière présenterait des enjeux (sur le plan économique, politique, socioculturel, etc…) qui pourraient se manifester, aussi bien pour la RDC que pour les autres Etats membres du COMESA. 

Cependant, nous avons remarqué que la politique douanière est le fondement, la base et la clé de la réussite dans l’intégration, car l’expansion d’une organisation régionale et l’intégration des certains pays dans les organisations régionales, sous-régionales et internationales passe par la détermination d’une bonne politique douanière dont les enjeux se fait sentir sur plan économique, politique, technologique, socio-culturel, etc.

Nous pensons qu’aucune organisation régionale ou sous-régionale ne serait en mesure d’atteindre ses objectifs et missions, lorsqu’il n’y a pas la mise sur pied d’une politique douanière. Cette politique douanière orienterait les organisations sur les effets ou les enjeux qu’entrainerais la zone d’échange préférentielle, la zone de libre-échange, l’union douanière, le marché commun, l’union économique et monétaire et aussi certains perspectives d’avenirs de ces dernières sur le plan économique, politique, technologique, industriel, socioculturel, etc… de tous les Etats membres.

 Bien que nous savons, toute les organisations  envisagent le libre-échange, c’est-à-dire qu’il y ait la libre circulation des biens, services, capitaux, des marchandises et des personnes entre différents pays, celle-ci ne serait atteinte que lorsqu’il y a, la mise en place d’une bonne politique douanière qui orienterait les décideurs des différents Etats, dans la prise de décisions d’opter et de ratifier pour la zone de libre-échange, de l’union douanière, de marché commun ou de l’union économique et monétaire, tout en évaluant les avantages et les désavantages que peuvent engendré chaque stade d’internationalisation de cette organisation pour les Etats signataires en général et aussi à l’organisation en particulier pour une intégration sûr. Si non, beaucoup prétendraient être membre d’une organisation régionale ou sous-régionale, le cas du COMESA par rapport à certains objectifs et missions, sans toutefois ratifier cet accord ou traité.

Ainsi, lorsqu’au départ il n’y a pas la mise en place d’une bonne politique douanière dans l’intégration des différents pays en l’occurrence de la RDC au COMESA, le vrai bénéfice de la libre circulation des biens que prône le COMESA restera l’apanage des pays semi-industrialisés et industrialisés. Cela veut dire donc, ceux qui (pays) produisent des biens de première nécessité reçoivent les diverses de ceux qui n’en produisent pas.

A cet effet, la libre circulation des biens que prône le COMESA est focalisée sur les principes d’ouverture des barrières tarifaires, sans tenir compte de la perception des droits de douanes à l’entrée ou à la sortie des marchandises originaires des pays membres. Ce qui par contre ferait que le système douanier de la RDC, se verra obligé de développer des mécanismes de contrôle sur l’origine des marchandises en provenance des pays membres. 

Lorsqu’il y aura pas en amont la mise en place d’une bonne politique douanière pour protéger et sauvegarder le niveau de l’emploi national en luttant contre certaines importations massives, en promouvant les exportations sous toutes ses formes en vue d’accroitre le stock du pays en devise, en protégeant les industries naissantes contre la concurrence déloyale des produits étrangers et en défendant le pouvoir d’achat de la population ; la libre circulation des biens aura un impact négatif sur les recettes douanières, étant donné que la perception des droits de douane à l’importation constitue une source très importante et non négligeable de revenus pour la RDC par laquelle son économie est extravertie.

Voilà pourquoi, nous formulons quelques recommandations en vue de positionner le COMESA en tant que communauté économique robuste dont les réalisations vont de la paix à la sécurité, en passant par la démocratie et la bonne gouvernance, pour aboutir à la libre circulation des biens et des personnes, bref, un marché commun pour l’Afrique orientale et australe d’abord et pour obtenir l’unité de l’Afrique tout entière, nous pensons à :

  • Une large vulgarisation des impacts de l’agenda d’intégration régionale du COMESA par ses avantages et des opportunités pour la RDC et aux peuples congolais ;
  • Promouvoir les interactions et les liens culturels et sociaux par les Etats membres dans le but de fortifier l’agenda d’intégration régionale du COMESA dans les écoles, les universités et programmes connexes ; et
  • Elaborer un programme intégré de coopération visant le développement des sciences et technologies appliquées dans les domaines de l’agriculture, de la santé, des industries, de l’énergie, des matériaux et minerais locaux, de l’environnement, de la science du sol, des océans, du transport et des communications, car la RDC dispose beaucoup d’écosystèmes protégés au niveau mondial, et qui doivent normalement constituer notre capital potentiel.

Enfin, les différents pays membres du COMESA doivent rester vigilants étant donné qu’il existe encore dans la région beaucoup de défis à relever sur le programme d’intégration régionale, entre autres ; l’adoption d’une politique commune en vue de consolider la compétitivité, la promotion des investissements pour créer plus d’emplois et l’amélioration des chaînes d’approvisionnement dans toute la région dans l’objectif de réduire les coûts. Pour la RDC, le monde ne nous attend pas d’être prêt à faire face à la concurrence mondiale, connaissant nos faiblesses et atouts du pays, il nous appartient aujourd’hui d’en tenir compte pour que notre peuple y trouve le bonheur.

Nous osons croire que le présent mémoire retiendra la particulière attention des décideurs, politiciens, économiques, managers, entrepreneurs, chercheurs, et des fonctionnaires pour l’intérêt de la RDC, sachant que toute œuvre humaine est imparfaite et sujet à des amendements.


Autres Détails

La politique douanière a un impact significatif dans l'intégration régionale de la RDC au COMESA.


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