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LE VECU DES COUPLES EN RAPPORT AVEC LEUR SANTE MENTALE (Etude menée à Goma)

Par MUHINDO KANGITSI Claude • Bibliothèque : Bibliothèque PubliquePsychologie • Mémoire • 2025-05-07 • 209 vue(s)

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Dans cette étude, nous avons poursuivi les objectifs ci-après :
-    Appréhender le vécu des couples à Goma ;
-    Voir si les expériences vécues dans les différents foyers ont des répercussions sur la santé mentale des couples ;
-    Voir si la perturbation de la santé mentale est fonction d’âge et du sexe des sujets.
Nous avons formulé les hypothèses de la manière suivante :
-    Le vécu de ces couples à Goma serait meilleur en fonction de conditions matérielles et affectives ;
-    Les expériences vécues par les couples auraient une incidence sur la santé mentale notamment en termes d’anxiété, de dépression et de psychosomatique ;
-    Les perturbations de la santé mentale des couples seraient fonction de sexe et d’âge des sujets. En effet, les femmes seraient plus perturbées que les hommes. Les partenaires âgés de 20 à 40 ans seraient perturbés que ceux de la tranche d’âge de 41 à 65 ans.

Notre population d’étude est constituée de quelques couples à Goma. Pour récolter les données, nous avons recouru à un questionnaire d’enquête comportant deux parties. La première partie appréhende le vécu des couples à Goma. La seconde est l’adaptation de l’Inventaire de Personnalité pour Adulte Congolais (IPAC). 
Ces instruments sont soumis à un échantillon de 30 sujets (soit 15 couples). Le dépouillement et le traitement des données sont réalisés respectivement à l’aide de l’analyse de contenu, de relevé fréquentiel et des techniques statistiques de Khi-Carré, de l’Anova, de corrélation ainsi que de l’indice de pourcentage.
Partant, nous avons abouti aux résultats que voici :
-    En ce qui concerne le vécu des couples, il a été trouvé que 19 sujets, soit 63.3 % disent avoir deux par jour ; 7 sujets, soit 23.3 % en ont une fois le jour et 4 sujets, soit 13.4 % parlent de trois fois par jour ;
-    Pour ce qui est de la satisfaction du repas, 80 % des sujets sont satisfaits du repas pris chaque jour contre 20 % autres qui ne le sont pas ;
-    Il a été observé que 70 % des sujets vivent en paix avec leurs voisins contre 30 % qui affirment le contraire ;
-    Par rapport aux conditions de sommeil, les résultats montrent que 73,3 % des sujets passent la nuit dans de bonnes conditions ; 19,9 % autres parlent d’assez bonne et enfin, 6.6 % passent la nuit dans de mauvaises conditions. 
-    Concernant les relations au sein des couples, il a été observé que 96.7 % des sujets vivent en bonne relation au sein de leurs couples contre 6.7 % qui n’en vivent pas
-    Les résultats indiquent que 19 sujets, soit 63.3 % reconnaissent qu’ils se battent, s’injurient et se brouillent rarement ; 9 sujets, soit 30 les reconnaissent parfois et 2 sujets, soit 6.7 % les font souvent ;
-    En ce qui concerne le mode des soins, 63.3 % des sujets partent à l’hôpital en cas de maladies et 6.7 % autres consultent les médecins avec lesquels ils ont connaissance. Par contre, 30 % des sujets recourent à l’automédication pour se soigner. 
Les résultats évoqués ci-haut en termes de condition de sommeil, le repas et les relations au sein des couples confirment notre première hypothèse.
-    Il a été trouvé que les sujets présentent des tendances psychopathologiques en termes d’anxiété, de la dépression et de psychosomatique. Pour cela, la tendance anxieuse occupant la première place est suivie des tendances dépressives et psychosomatiques. Ces résultats confirment la deuxième hypothèse de ce travail. 
-    La variable « âge » joue un rôle important dans la différence observée au niveau de la tendance anxieuse. Les sujets âgés de 20 à 40 ans sont plus beaucoup plus anxieux que ceux de 41 ans à 65 ans. Ces résultats confirment le deuxième volet de notre troisième hypothèse.
Nous n’avons pas la prétention d’avoir épuisé tous les aspects de ce thème. Nous demandons aux chercheurs qui souhaitent évoluent dans ce domaine d’élargir l’échantillon afin de travailler avec un grand nombre de sujets, dévaluer également d’autres tendances pathologiques (toxicomanie, hypocondrie, hystérie, etc.).
 


Autres Détails

Travail défendu en vue d'obtention du titre de licencié en Psychologie clinique de l'Université de Goma. Directeur: Prof. OTITA Michel, Encadreur: Eric MOKET


ville de Goma

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