ECOLE NATIONALE DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE ET LE RAJEUNISSEMENT DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE EN RDC : Analyse et perspectives
Par WansService • Bibliothèque : WansService • Politique • Mémoire • 2024-04-10 • 277 vue(s)
CONCLUSION
Nous voici arrivé au terme de notre travail de fin d’études en sciences politiques et administratives que nous avons délibérément intitulé : « Ecole Nationale de l’Administration publique et le rajeunissement de l’Administration publique en RDC. Analyse et perspectives ».
Tout au long de cette investigation nous avons été préoccupés par les questions suivantes en termes de problématique :
Comment l’ENA procède-t-elle au recrutement des agents et cadres pour le rajeunissement de l’Administration publique congolaise ?
Quels sont les indicateurs de l’immixtion de la politique au processus de rajeunissement des agents et cadres de l’Administration publique ?
Quelle thérapie (perspectives) faudra-t-il envisager pour lutter contre cette interférence politique ?
En guise d’hypothèse, nous avons estimé que :
Pour le rajeunissement de l’Administration publique, l’ENA procède par un test d’admission, puis s’en suivra la formation initiale et continue enfin, l’intégration des agents et cadres retenus dans leurs secteurs professionnels de l’Administration publique congolaise. Cependant ce recrutement défierait parfois tout principe de la méritocratie et se base essentiellement sur les recommandations politiques, le clientélisme et la corruption, etc.
Les indicateurs de l’immixtion de la politique au processus de rajeunissement sont les suivant : les recommandations, le militantisme, le clientélisme, favoritisme, régionalisme, népotisme, tribalisme corruption, concussion. Ces antivaleurs ont pris à contre-pieds le principe sacro-saint de la méritocratie, la clef de voute de la raison d’être de l’ENA.
dans la quête de l’amélioration qualitative de ses services, l’ENA devrait mordicus, se reformer profondément en renforçant les capacités de son personnel en bannissant toute sorte d’antivaleurs qui entravent son autonomie lors de recrutement des candidats. Elle doit militer pour promouvoir l'indépendance claire et nette entre la Fonction Publique et la Politique, l'observance du principe de la neutralité de l'Administration Publique, le recrutement des candidats agents et fonctionnaires sur base des critères objectifs bien définis, la dénonciation et la dénonciation et la poursuite en justice de tout politique qui tenterait de s’immiscer dans ses prérogatives.
Et pour vérifier nos hypothèses et parvenir à cette analyse, nous avons fait recours à la méthode d’histoire immédiate et ainsi qu’aux techniques documentaires et d’interview libre. Outres, l’introduction et la conclusion générale, ce travail a tourné autour de trois chapitres dont :
le premier chapitre aborde le cadre théorique et conceptuel,
le deuxième chapitre porte sur la présentation de l’Ecole Nationale de l’Administration, enfin
le troisième et le dernier est axé sur le rajeunissement de l’Administration publique en République Démocratique du Congo.
Partant de ce qui précède, nous avons relevé que l’immixtion du politique ou des partis politiques fait que le recrutement au sein de l’administration via l’ENA obéisse parfois à des impératifs politiques. Cette prise de position se justifie par le simple fait que le recrutement est à ces heures des réformes, tributaire des exigences politiques dans la mesure où, à certains moments, les critères mécaniques objectifs sont pondérés ou tempérés par des considérations relativement subjectives.
Le système de recrutement des agents au sein de l’Administration Publique de la République Démocratique du Congo a tendance à être périodiquement dominé par un certain monolithisme dans la rétention des critères. Il accorde variablement une grande pondération à la dimension politique (militantisme), à la dimension représentative (quota régionaux) et à la dimension technique et en mérite individuel. Or, juridiquement, l’Administration Publique Congolaise privilège le système de recrutement basé sur le concours (cfr les statuts des agents publics et de carrière). Cette façon de faire crée une certaine contreperformance en ce qui concerne le rendement ou la productivité des services publics car, les agents commis à la production des services ou des biens censés servir l’intérêt collectif, sont désormais au service des politiques qui les avaient facilités la tâche lors de recrutement ou lors de promotion en grade. Ces affirmations sont confirmées par les résultats de notre enquête tels que repris au tableau n°8,9, 10, 11 et 12. Et constituent à ces jours un sujet à débat sur la performance qui est recherchée à travers la réforme de l’Administration publique via l’Ecole Nationale de l’Administration publique.
Ainsi donc, nous croyons avoir confirmé et nuancé nos hypothèses de départ tout en les enrichissant, et ouvrons ainsi d'intéressantes perspectives pour les recherches futures. Nous n'avons donc nullement la prétention d'avoir épuisé le sujet si vaste et si intéressant, nous restons néanmoins convaincus que nous avons ouvert une brèche assez large où pourront s'engouffrer d'autres cherche
Autres Détails
Travail présenté et défendu en vue d'obtention du titre de licencié en sciences politiques et Administratives.
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