Genre et variabilité des performances académiques des étudiants de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation
Par Kasanda Mwambi Gloire • Bibliothèque : Bibliothèque Publique • Psychologie • TFC • 2024-11-17 • 151 vue(s)
CONCLUSION
Après un long moment d’investigation, nous voici à présent à la fin de notre recherche, qui s’est basée sur les rendements académiques des étudiants : Genre et variabilité des performances académiques des étudiants de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation. Au fil de notre recherche, notre objectif général consistait à dénicher si le genre influence de manière significative les résultats académiques des trois récentes années dans le département de psychologie et des sciences de l’éducation en termes de proportion et de niveau de réussite.
Notre préoccupation majeure s’est accentuée sur une question principale et aussi deux questions secondaires ci-après :
Les étudiants et étudiantes de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation réussissent-ils leurs études universitaires dans les mêmes proportions et hauteurs ?
Est-ce que le nombre des étudiants qui passent de promotion serait-il supérieur à celui des étudiantes ?
Les étudiants et les étudiantes réussissent-ils avec les mêmes pourcentages ou avec des pourcentages élevés ? Qu’est-ce qui expliqueraient les différences qui s’y observeraient ?
Au regard de ces questions, nous avons formulé les hypothèses suivantes :
Les étudiants et étudiantes de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation réussissent leurs études universitaires dans les proportions et hauteurs identiques.
Les étudiants passent de promotion en grand nombre par rapport aux étudiantes. En d’autres termes, les étudiants de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation réussissent mieux que les étudiantes.
Les étudiants réussissent avec des pourcentages élevés par rapport aux étudiantes. Le genre est le facteur déterminant de la réussite à la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation.
Pour parvenir à atteindre nos objectifs, nous avons utilisé la méthode documentaire pour la collecte des données, et la technique statistique pour le traitement et l’analyse des données. Dans le cadre de notre étude, nous avons fait usage de la cohorte des étudiants inscrits aux départements de psychologie et des sciences de l’éducation à l'année académique 2018-2019.
Après que nous ayons analysé systématiquement les résultats académiques aux différentes promotions, nous avons obtenu les résultats suivants :
Relativement aux résultats des étudiants inscrits à la faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education, plus précisément aux départements de psychologie et des sciences de l’éducation, les résultats ci-dessous révèlent qu’en premier graduat de psychologie les étudiants connaissent un taux de 2,6% de distinction, 39,1% de satisfaction et 6,9% ; par contre les étudiantes 4,3% de distinction, 38,3% de satisfaction et 8,7% d’échec. En premier graduat des sciences de l’éducation, les étudiants présentent un taux de 0,8% de distinction, 39,3% de satisfaction et 13,7% d’échec au détriment des étudiantes avec 0,8% de distinction, 38,5% de satisfaction et 6,8% d’échec.
Par conséquent, nous observons théoriquement en premier graduat de
psychologie une légère supériorité des étudiantes en termes de distinction et d’échec tandis qu’un léger dépassement des étudiants en situation de satisfaction. Puis, en premier graduat des sciences de l’éducation, une légère supériorité des étudiants au niveau de satisfaction et d’échec, et enfin une égalité à la mention distinction. Ces différences apparentes se sont avérées statistiquement non significative.
Pour ce qui est de deuxième graduat de psychologie, les étudiants ont connus un taux de 45,4% de satisfaction et 4,1% d’échec ainsi pour les étudiantes 42,3% de satisfaction et 8,2% d’échec. En deuxième graduat des sciences de l’éducation, nous constatons un taux de 1,3% de distinction et 48,7% de satisfaction au profit des étudiants contre 48,7% de satisfaction et 1,3% d’échec pour les étudiantes. Du point de vue théorique, nous observons en deuxième graduat de psychologie un dépassement léger des étudiants en satisfaction et une légère supériorité des étudiantes en termes d’échec. Ainsi pour le deuxième graduat en sciences de l’éducation, nous remarquons une supériorité des étudiants à la mention distinction, une égalité en satisfaction puis un dépassement des étudiantes au niveau d’échec. Statistiquement, les différences demeurent non significatives.
Les résultats obtenus indiquent qu’ils sont soit en désaccord avec ceux de Mosconi (1998) selon lesquels les filles par rapport aux garçons présentent une situation d’échec faible, soit avec ceux de Kanika qui soutient que les garçons réussissent avec de pourcentage élevé par rapport aux filles.
Concernant la promotion de troisième graduat de psychologie, les étudiants ont un taux de 15,3% de distinction, 32,9% de satisfaction et 3,5% d’échec tandis que les étudiantes ont 4,7% de distinction, 42,4% de satisfaction et 1,2% d’échec. Pour le troisième graduat en sciences de l’éducation, les étudiants connaissent un taux de 5,2% de distinction, 41,5% de satisfaction et 3,9% d’échec contrairement aux étudiantes avec 2,6% de distinction, 41,5% de satisfaction et 5,2% d’échec. Sur le plan théorique, nous avons remarqué qu'en troisième graduat de psychologie un large dépassement des étudiants à la mention distinction et un léger en échec ainsi une grande supériorité des étudiantes en situation de satisfaction.
Ensuite, pour le troisième graduat des sciences de l’éducation, une légère supériorité des étudiants en situation de distinction et d’échec enfin une égalité en satisfaction. Statistiquement, les différences sont seulement significatives qu’en troisième graduat de psychologie au niveau des mentions distinction (χ2cal (2) = 6,667 ; p<0,05) satisfaction (χ2cal (2) = 6,96 ; p< 0.05), mais demeure non significative en échec. En troisième graduat des sciences de l’éducation les différences restent non significatives. Les différences significatives observées ici au département de psychologie s’expliqueraient par des facteurs perturbateurs non maitrisés ici comme l’évaluation différentielle du travail de fin de cycle et le stage.
Nos résultats attestent que les garçons et les filles réussissent dans les proportions identiques et que le genre n’influe pas de façon significative. Notre hypothèse principale est confirmée, et il en va de même avec notre deuxième hypothèse secondaire. Toutefois, notre première hypothèse secondaire est infirmée. Comme le relèvent Boudelot et Establet (1992), les variations que connaîtraient les résultats académiques pourraient être dues à l’origine sociale et l’âge.
Nous tenons à suggérer aux autorités de continuer à encourager les filles à étudier et d’en faire une priorité majeure en la matière dans la mesure où, elles ont les mêmes chances de réussir leurs études que les garçons, elles constituent aussi une force productrice pour le développement et l’épanouissement de notre pays.
Etant donné que, c’est une œuvre faite par un humain, qui de par sa nature connaît des insuffisances, nous gardons nos cœurs bien ouverts à toute correction et proposition ayant pour finalité de rectifier ou d’y ajouter le nécessaire manquant pour l’avancement de la science et de la société.
Autres Détails
Travail rédigé en vue d'obtention du titre de gradué en psychologie à l'Université de Kinshasa.
Directeur : Bienvenu Kandala
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour l'instant