GOUVERNEMENT PROVINCIAL DU LUALABA ET GESTION DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
Par ILUNGA GEORGETTE GEORGETTE • Bibliothèque : Mutombo Kabale • SPA • Mémoire • 2025-09-21 • 10000 CDF • 190 vue(s)
Au terme de notre travail de fin de cycle de licence , qui porte sur la gouvernement provincial du Lualaba et gestion de passation des marchés publics, il sied de rappeler que les causes profondes du malaise dans la gestion de passation des marchés publics dans la province est l’absence d’un véritable leadership éclairé dans la conception, la gestion et l’évaluation des contrats et politiques du développement ; Le manque d’éthique professionnelle et le nonrespect des textes réglementaires et procédures établies, l’inefficacité du système d’information, de communication et de contrôle, la désorganisation de l’administration publique et la mauvaise attribution des fonctions et tâches.
Dans cette perspective, nous avons abordé notre problématique en nous posant la question suivante :
Pourquoi la passation des marchés dans la Province du Lualaba est-elle entachée d’irrégularités et des défaillances ?
À cette question, nous avons émis les hypothèses selon lesquelles : La passation des marchés dans la Province du Lualaba est entachée d'irrégularités et de défaillances notamment en raison d'un manque de transparence dans les procédures, d'une corruption structurelle, d'un contrôle insuffisant des autorités compétentes, ainsi que d'une mauvaise gestion des ressources humaines et des talents. Ces facteurs auraient conduit à des pratiques frauduleuses et à l'attribution de contrats à des entreprises non qualifiées, compromettant ainsi la qualité et la conformité des services publics.
De ce qui ressort de nos hypothèses après leurs analyses et confrontation avec les réalités de terrain, il est à noter que nos hypothèses émises se sont avérées conformes à la réalité.
Dans notre finesse scientifique et réflexive, afin de rendre notre travail dynamique et pertinent, nous avons usé de la méthode systémique pour cerner le gouvernement provincial du Lualaba et passation des marchés publics dans son organisation, son fonctionnement, ses objectifs ses modalités de gestion et de contrôle de la chose publique pour la réalisation de l’intérêt général. Par ailleurs, pour rendre cette méthode opérationnelle, les techniques d’interview et documentaire ont été les moyens grâce auxquels nous avons récolté les données.
Dans ce très large tour d’horizon, nous avons eu à circonscrire notre travail en trois chapitres.
Dans le premier chapitre qui est la considération s générales, nous l’avons commencé en expliquant les mots clés qui construisent notre sujet, en donnant beaucoup de détails et de précisions pour éclairer les zones d’ombres que les termes rencontrés dans ce sujet peuvent comporter afin de permettre une compréhension facile de nos lecteurs pour mieux aborder le reste du travail ;
Quant au deuxième chapitre qui a été consacré à la présentation de la de Province du Lualaba ;
Et le troisième chapitre qui est même l’épine dorsale de notre travail traite quant à lui, sur gouvernement provincial du Lualaba face à la gestion de passation des marchés publics.
A l’issue de notre recherche, nous sommes arrivés au résultat que la gestion des marchés publics dans la province du Lualaba suscite de vives préoccupations en raison de nombreuses irrégularités observées dans la passation des marchés de travaux publics. Plusieurs éléments indiquent un dysfonctionnement qui nuit à la qualité des infrastructures et à la bonne gouvernance.
Tout d’abord, on note un manque criant de transparence dans l’attribution des marchés. Les appels d’offres sont rarement publiés dans les canaux officiels, rendant difficile l’accès équitable des entreprises aux opportunités de la commande publique. Cette opacité favorise les ententes directes, souvent non conformes à la législation en vigueur, et empêche le jeu de la concurrence.
Ensuite, le favoritisme et le clientélisme sont des pratiques courantes. Les entreprises proches de certaines autorités provinciales remportent fréquemment les marchés, même sans les capacités techniques ou financières requises. Cela donne lieu à une récurrence de prestataires non qualifiés, ce qui affecte la qualité des travaux.
En outre, la non-application ou la mauvaise application du Code des marchés publics est un problème majeur. Des étapes clés comme la publicité des avis d’appel, l’analyse objective des offres, ou encore la justification du choix de l’attributaire est souvent contournée. Ces manquements affaiblissent la légitimité des marchés attribués et ouvrent la voie à la corruption.
Par ailleurs, les retards d’exécution des projets et la mauvaise qualité des ouvrages réalisés sont récurrents. Faute de suivi rigoureux et de sanctions, certaines entreprises livrent des travaux non conformes aux normes techniques, ce qui occasionne des surcoûts pour la province ou des reconstructions précoces.
Enfin, on constate une faible implication de la société civile et des citoyens dans le suivi des marchés. Les informations sur les projets financés par les fonds publics ne sont pas accessibles, et les mécanismes de plainte ou de dénonciation sont inexistants ou inefficaces.
Cette situation limite la redevabilité des gestionnaires publics.
Face à ce résultat, nous recommandons aux autorités politico-administratives du Gouvernement provincial qu’il est impératif de publier tous les appels d’offres, les cahiers des charges, ainsi que les résultats d’attribution sur un portail officiel ou dans les médias provinciaux. Cela favorisera une égalité d’accès à l’information et réduira les soupçons de favoritisme.
Le gouvernement provincial doit appliquer strictement la loi relative aux marchés publics de la RDC. Toutes les étapes de l’appel d’offres à l’attribution finale doivent être documentées et contrôlées. Les agents impliqués doivent être formés et responsabilisés.
Il est nécessaire de collaborer étroitement avec des institutions comme l’ARMP, l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des comptes. Ces structures peuvent assurer des audits périodiques pour évaluer la conformité des procédures.
Cette structure, composée de représentants de l’État, de la société civile et du secteur privé, serait chargée de veiller à l’intégrité dans la passation des marchés et de traiter les éventuelles plaintes ou alertes. Le gouvernement doit impliquer les organisations locales, les comités de quartiers et les médias dans le suivi des projets publics. Des séances de redevabilité doivent être organisées pour informer la population sur l’utilisation des fonds publics.
Autres Détails
Travail défendu en vue d'obtention du de licencié en Sciences Sociales Politiques et Administratives à l'université de kolwezi
Directeur : Prof MUSANS KAPEND-A-KATSHIW LÉON
recherche scientifique
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