Influence de la granulométrie et de la densité pulpe lors de la flottation des rejets Mutoshi
Par Charman Kalala • Bibliothèque : Bibliothèque Publique • Métallurgie • TFC • 2021-12-10 • 1716 vue(s)
Résumé Ce présent travail porte sur l’amélioration des conditions de flottation des rejets Mutoshi alimentés au concentrateur de Kolwezi. Ces rejets sont issus d’une concentration gravimétrique par HMS effectuée jadis par la société MMG. Lors de la séparation, il y avait entrainement du FeSi dans les rejets, les rendant ainsi difficile à traiter à KZC. Ces rejets titrent en moyenne 3,52 % en cuivre et 0,22 % en cobalt et la réserve est estimée à 500 000 tonnes sèches. A KZC, ces rejets posent beaucoup de problèmes entre autres : abrasion des pompes, des conduites, du blindage et des corps broyant ; fuites importantes au niveau des bandes transporteuses à cause de leur granulométrie faible et leur densité élevée. Ces rejets sédimentent dans les bâches diminuant ainsi leur capacité et provoquant des débordements. Nous avons ainsi réalisé notre étude en utilisant la méthode de plans d’expérience sur deux séries d’essais pour arriver à valoriser ces dits rejets. La première série a consisté à réaliser plusieurs essais de broyage en variant 4 paramètres suivants : le temps de broyage, la charge en corps broyant, la densité pulpe ainsi que la charge de minerai alimenté. La deuxième série a consisté en la réalisation de plusieurs essais de flottation en variant également 4 paramètres, le d70, la densité pulpe, la dose NaHS et la dose T3Y. Les résultats de broyage nous ont montré que ce dernier était tributaire du temps de broyage et cela est justifié par la présence du FeSi. Grâce à ces résultats, nous avons pu trouver un modèle mathématique fiable à partir duquel nous avons pu prédire les d70 que nous avons utilisé lors de la flottation. Les essais de flottation nous montré que la flottation de rejets Mutoshi dépend de la granulométrie. Le meilleur rendement que nous avons atteint est de 90,17 % avec un d70 de 37 µm, une densité pulpe 1,2 ; 4500 g/t de NaHS et 300 g/t de T3Y. Mais ces essais nous ont montré qu’à partir d’un d70 de 150 µm, on peut déjà atteindre un rendement de flottation de 89,88 % avec une densité pulpe de 1,5, une dose de NaHS de 3000g/t et 500 g/t de T3Y. Avec ce d70, le temps de broyage se trouve ainsi réduit ; ce qui a pour effet d’assurer une longue durée de vie des corps broyant, une diminution de la consommation d’énergie et une augmentation de la production.
Autres Détails
Dans ce travail nous avons essayé de lier les mathématiques et l'informatique à la métallurgie.
Vu l'ampleur avec la quelle le domaine informatique avance, il sied de nous y adapter
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