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« LA PRISE EN COMPTE DES traits CULTURELS AFRICAINS DANS L’ELABORATION DES PROJETS D’UN BUREAU D’ETUDES AFRICAIN» « Cas de l’atelier Masomi au Niger »

Par Béni-Isaac DIZOLELE LELO • Bibliothèque : Bibliothèque PubliqueArchitecture • Mémoire • 2023-04-08 • 381 vue(s)

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Ce travail est un véritable motif de satisfaction pour nous, étudiants de la faculté d’architecture et aménagement situés de l’Université Kongo. Puisqu’étant formés comme des architectes à part entière (répondant aux standards internationaux) mais avec une dose soutenue de la situation où nous exerçons cette architecture, les enseignements en master sont de plus en plus orientés vers les ressources constructives locales (matérialité et savoir-faire local) sans quelques fois avoir une idée que c’est une démarche déjà mise en place par certaines firmes africaines et qui sont en train de révolutionner l’architecture contemporaine. Déjà fortifié par la récompense du prix pritzker à l’architecte Francis Kéré Diébédo cette année, ce travail vient peindre une nouvelle couche d’éclats à cette pédagogie d’architecture située dont nous sommes enceinte, une architecture basée sur la ‘’ durabilité ‘’. Les projets situés sont basés sur des concepts qui garantissent sa durabilité. Le confort climatique est assuré, les coûts sont limités, les matériaux utilisés sont des matériaux locaux et pour une meilleure perception, appropriation ou réception, la communauté est consultée et participe au projet du début à la fin. Francis Diébédo Kéré sait, au plus profond de lui-même, que l’architecture n’est pas une affaire d’objet mais d’objectif, pas de produit mais de processus. Son œuvre tout entière exalte la puissance des matériaux ancrés localement. Ses bâtiments, faits pour et avec les communautés, appartiennent intégralement à ces communautés – dans leur fabrication, dans les matériaux employés, dans leurs programmes et leur caractère unique. » En conséquence, nous réalisons que l’architecture contemporaine africaine ne doit être nulle autre qu’un processus de fécondation du savoir-faire existant, produits culturels dispersés sur les territoires, avec du savoir acquis ou importé. Ainsi définir l’architecture et définir ‘’ faire de l’architecture ‘’, autrefois proches, deviennent de plus en plus deux locutions conceptuelles différentes à cause de la prise en compte de la culture communautaire qui se pose avec une acuité croissante.


Autres Détails

Directeur: Prof. Yves ROBERT
Encadreuse: Ass. Mylène KOKO


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