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Les relations internationales de l’après guerre froide : Quel ordre mondial ?

Par Nicodème Ngandwe Mutapa Sese • Bibliothèque : Nicodème Ngandwe Mutapa SeseR.I • Article • 2021-12-31 • 424 vue(s)

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Conclusion : Cette mise au point met en évidence quelques idées dans la perspective qui est celle de l’enseignant du secondaire. Elle montre que le concept de nouvel ordre mondial doit être appréhendé avec les élèves de terminale dans sa double acception. Ce concept doit d’abord être compris comme une tentative de régulation du monde par une hyperpuissance sortie victorieuse de la guerre froide. L’effort américain voit ses objectifs et ses moyens évoluer. En effet, les Etats-Unis confrontés au nouveau contexte géopolitique, perçoivent dès le début des années 90 toute la difficulté qu’il y a à établir une paix américaine fondée sur le respect des valeurs démocratiques, du droit international et surtout du multilatéralisme. Ils préfèrent alors s’engager dans une voie plus dangereuse, celle de l’affirmation brutale de la puissance et recourir à la guerre préventive. Un cours sur le nouvel ordre mondial ne saurait se résumer cependant à faire l’histoire des tentatives de Washington pour assurer une certaine sécurité collective. Notre planète se structure aujourd’hui autour de 37 logiques nouvelles, qui échappent largement à la toute puissance américaine. Ces logiques doivent être analysées en complémentarité et /ou dans le prolongement du programme de géographie où elles sont largement présentes. C’est dans cette confrontation féconde que les lycéens pourront trouver quelques clefs de lecture du monde contemporain et donc du nouvel ordre qui régit les relations internationales. Le chapitre sur le nouvel ordre mondial, plus que les autres sans doute, montre la légitimité et la cohérence étroite d’un enseignement conjoint de l’histoire et de la géographie. L’étude de la période post guerre froide doit conduire le professeur de terminale à une certaine prudence. L’histoire du nouvel ordre mondial est une histoire en train de se faire ; les évolutions qui se dessinent aujourd’hui sont encore largement incertaines et posent de redoutables problèmes d’interprétation. Les outils conceptuels, les grilles de lecture sont en cours d’élaboration et donnent lieu à de nombreux débats. Toutefois, il serait dommage que l’enseignant arguant de ces difficultés se laisse aller à la frilosité et se refuse à aborder ce nouvel ordre international dans toute sa complexité. Le professeur d’histoire et de géographie est un professionnel qui garde toute sa légitimité pour donner du sens aux évolutions en cours. Il lui est tout à fait possible de par ses compétences d’analyser cet ordre du monde en gestation, de le mettre en perspective, d’apporter les nuances qui s’imposent et de le replacer dans le champ des interprétations multiples. L’enseignant saisira cette opportunité pour expliquer à ses élèves que les idées énoncées ne sont qu’un état de la question à un moment donné. D’autres interprétations ou analyses peuvent venir enrichir ou infirmer ses propos dans un avenir plus ou moins proche. L’histoire et la géographie sont des disciplines qui comme beaucoup d’autres sont le produit de postulats et d’interprétations toujours susceptibles de remises en cause. C’est une dimension qu’un élève de terminale doit pouvoir comprendre à la veille de son entrée dans l’enseignement supérieur.


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