Déterminants de l’investissement des exploitants agricoles, Cas du Lualaba
Par WansService • Bibliothèque : WansService • Economie • Mémoire • 2024-07-09 • 405 vue(s)
CONCLUSION GENERALE Dans une économie agricole, on produit non seulement pour satisfaire le besoin,
mais pour accumuler plus de profit, cela suppose un investissement qui nécessite au préalable un financement. Le secteur agricole joue un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire. La province du Lualaba dispose d’un potentiel agricole, grâce à ses conditions climatiques, hydrologiques et de la disponibilité d’hectares de terres arables dont aujourd’hui peu son mises en valeur. Dans ces vastes étendus des territoires, les sols fertiles et le climat favorable n’ont pu aider à atteindre la demande du marché, les facteurs explicatifs généralement évoqué pour le ralentissement du secteur agricole sont le faible niveau d’investissement, la détérioration des routes de dessertes agricoles, le recours aux technologies dépassées, la faible capacité des acteurs financiers et publics dans le secteur agricole. Le secteur agricole fait face à la diminution des investissements qui ralenti le niveau
de la production et rend difficile l’accès aux intrants, capitaux, compétences techniques et aux marchés. Au terme de notre étude, nous avons identifié les leviers susceptibles d’améliorer le niveau d’investissement des exploitants agricoles au sein de la province du Lualaba à savoir la subvention, la surface culturale, la formation des unités de production, infrastructures agricoles et les entrepôts afin de favoriser l’innovation agricole par des nouvelles techniques et technologies pour augmenter l’investissement. Le secteur agricole joue un rôle si important qu’elle affecte l’économie dans son ensemble, affectant la valeur des aliments, les salaires des individus et l’expansion de l’économie nationale. L’agriculture doit être le moteur de la croissance et doit être largement subventionnée, la nécessité de faciliter l’accès aux institutions financières des exploitants agricoles par une aide et une production substantielle. Il ne s’agit pas de privilégier le secteur agricoles au détriment des autres secteurs tel que le secteur minier ou le commerce, mais plutôt d’établir une égalité entre ces différents modèles de production. Pour arriver à relever les déterminants de l’investissement des exploitants agricoles,
deux possibilités se présentes, d’une part nous avons le montant investi fonction de la subvention c’est-à-dire analyser l’influence de la subvention sur le montant de l’investissement et de l’autre part la production fonction des effectifs des unités de production, de la surface culturale et de la formation des unités de productions ainsi, les différents paramètres nous amène à décrire le niveau de l’investissement des exploitants agricoles du fait qu’il ne s’agit pas seulement d’investir mais aussi de veiller sur la qualité de la production pour stimuler le niveau de l’investissement du secteur agricole. Nous avons utilisé la méthode quantitative, les différentes techniques pour la récolte des données sur terrain, la régression linéaire simple et la régression linéaire multiple ainsi que le43
Logiciel SPSS pour le traitement des données, nous avons abouti aux différents résultats en rapport
avec le montant de l’investissement et le volume de production.
Pour ce qui est de l’investissement nous disons que β0 représente le montant de
l’investissement sans tenir compte de la subvention,c’est-à-dire lorsqu’on ne prend pas en compte
la subvention dans le secteur agricole, le montant d’investissement diminué de 8 286,5 USD soit
de la valeur de β0 qui est de -8 286,476 USD cette diminution se justifie par l’absence du pouvoir
public dans le secteur agricole, hors l’Etat doit intervenir pour reguler les activités sur le marché,
β1 représente le montant de l’investissement lors de nos analyses, c’est-à-dire pour toute
augmentation de 1 USD de la subvention, le montant investi augmente de 2 USD soit de la valeur
de β1 qui est de 1,944 USD dans le secteur agricole afin d’accélérer les activités et de relever le
niveau des investissements des exploitants agricoles. De ce fait, l’augmentation de la subvention
et la règlementation publique doivent encourager et soutenir l’agriculture d’une façon durable,
notamment par un large soutien public en faveur du secteur privé œuvrant dans l’agriculture aussi,
la subvention ne doit être sous forme de prêt remboursable après la récolte des produits agricoles
en termes de quantité car le pouvoir public doit participer et aider les exploitants agricoles à
améliorer leurs activités.
Pour ce qui est de la production nous disons, β0 représente le niveau ou volume de
la production agricole sans tenir compte de la variation des effectifs des unités de production, de
la surface culturale et du montant alloué à la formation des unités de production. Lorsqu’on ne
prend pas en compte ces différents paramètres, la production agricole diminue de 300 T dans le
secteur agricole soit de la valeur de β0 qui est de -299,928 T cette diminution se justifie par le
manque des facteurs d’influence qui sont les effectifs des unités de production, la surface culturale
et la formation des unités de production afin d’augmenter la production ; β1 représente la variation
du volume de production en rapport avec les effectifs des unités de production lors de nos analyses,
c’est-à-dire pour toute augmentation d’un effectif, le volume de production diminue de 3 T soit de
la valeur de β1 qui est de -2,817 T dans le secteur agricole ; β2 représente la variation du volume
de production en rapport avec la surface culturale lors de nos analyses, c’est-à-dire pour toute
augmentation d’un Ha de la surface culturale, le volume de production augmente de 9 T soit de la
valeur de β2 qui est de 8,769 T dans le secteur agricole ; β3 représente la variation du volume de
production en rapport avec le montant de la formation des unités de production lors de nos
analyses, c’est-à-dire pour toute augmentation d’un USD consacré à la formation des unités de
production, le volume de production reste minime ou vaut 0,2 T soit de la valeur de β3 qui est de
0,173 T dans le secteur agricole.44 Sur base des résultats obtenus au terme de nos investigations nous affirmons que la
subvention, la production, la formation des unités de production et la surface culturale ont un impact significatif sur l’investissement dans l’évolution du secteur agricole et nous infirmons que les effectifs des unités de production n’ont aucun impact sur le volume de production du secteur agricole. Il est important pour les exploitants agricoles de garantir les déterminants de l’investissement dans le secteur agricole afin de promouvoir le développement, la réduction de la dépendance alimentaire et de placer le secteur au centre des priorités
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