LA PROTECTION DES DROITS HUMAINS DANS LES MAISONS CARCERALES « Cas de la prison de Dilala »
Par MUHALILA MASEKA Trésor • Bibliothèque : Bibliothèque Publique • Droit • Mémoire • 2025-10-06 • 242 vue(s)
CONCLUSION GENERALE
Nous sommes à la fin de notre travail de fin de cycle de licence qui est intitulé : « La
protection des droits humains dans les maisons carcérales ‘cas de la prison de Dilala’ ».
Le diagnostic de l’état des droits de l’homme dans le système pénitentiaire congolais
est extrêmement alarmant d’une manière générale et a Dilala particulièrement. La situation
judiciaire des détenus à Dilala n’est généralement bonne. Il se dégage clairement que les
droits reconnus aux personnes arrêtées et placées en détention ne sont pas respectés
notamment :
- Le droit pour toute personne arrêtée d’être informée immédiatement ou au plus tard
dans les vingt-quatre heures des motifs de son arrestation et de toute accusation portée
contre elle ;
- Le délai de garde à vue qui ne peut excéder quarante-huit heures ;
- Le droit à un procès juste et équitable dans les délais légaux.
Les visites à la prison de Dilala nous ont permis, entre autres, d’avoir une indication
claire quant aux problèmes que pose la détention préventive en montrant qu’il existe, dans la
prison de Dilala, un écart entre le nombre de personnes placées en détention préventive par
rapport à l’ensemble de la population carcérale. La surpopulation de la plupart des prisons
congolaises n’est donc pas uniquement due au nombre absolu des détenus placés dans un
nombre trop limité de lieux de détention et notamment au grand nombre des militaires
incarcérés à cause des circonstances connues, mais davantage a la durée moyenne
d’incarcération de chaque détenu, aggravée par le mauvais fonctionnement de la justice,
surtout la justice militaires qui n’a absolument pas des maisons carcérales suffisantes. Cette
surpopulation de la prison de Dilala contribue à :
- Accentuer les mauvaises conditions matérielles de détention et le non-respect de la
plupart des règles édictées dans l’ensemble des règles minima pour le traitement des
détenus et dans la législation congolaise en la matière ;
- Détériorer les conditions physiques des détenus et à faciliter l
CONCLUSION GENERALE
Nous sommes à la fin de notre travail de fin de cycle de licence qui est intitulé : « La
protection des droits humains dans les maisons carcérales ‘cas de la prison de Dilala’ ».
Le diagnostic de l’état des droits de l’homme dans le système pénitentiaire congolais
est extrêmement alarmant d’une manière générale et a Dilala particulièrement. La situation
judiciaire des détenus à Dilala n’est généralement bonne. Il se dégage clairement que les
droits reconnus aux personnes arrêtées et placées en détention ne sont pas respectés
notamment :
- Le droit pour toute personne arrêtée d’être informée immédiatement ou au plus tard
dans les vingt-quatre heures des motifs de son arrestation et de toute accusation portée
contre elle ;
- Le délai de garde à vue qui ne peut excéder quarante-huit heures ;
- Le droit à un procès juste et équitable dans les délais légaux.
Les visites à la prison de Dilala nous ont permis, entre autres, d’avoir une indication
claire quant aux problèmes que pose la détention préventive en montrant qu’il existe, dans la
prison de Dilala, un écart entre le nombre de personnes placées en détention préventive par
rapport à l’ensemble de la population carcérale. La surpopulation de la plupart des prisons
congolaises n’est donc pas uniquement due au nombre absolu des détenus placés dans un
nombre trop limité de lieux de détention et notamment au grand nombre des militaires
incarcérés à cause des circonstances connues, mais davantage a la durée moyenne
d’incarcération de chaque détenu, aggravée par le mauvais fonctionnement de la justice,
surtout la justice militaires qui n’a absolument pas des maisons carcérales suffisantes. Cette
surpopulation de la prison de Dilala contribue à :
- Accentuer les mauvaises conditions matérielles de détention et le non-respect de la
plupart des règles édictées dans l’ensemble des règles minima pour le traitement des
détenus et dans la législation congolaise en la matière ;
- Détériorer les conditions physiques des détenus et à faciliter la transmission des maladies infectieuses comme la tuberculose chez les détenus ;
- Aggraver anormalement les conditions de détention de ceux, très nombreux, qui sont
en détention préventive alors que ces personnes doivent bénéficier de la présomption
d’innocence et, à ce titre, jouir de conditions de détention différentes des condamnés
qui ont été reconnus coupables d’infractions pénales.
Les conditions de détention dans la prison de Dilala sont en effet très en-dessous de
l’acceptable. Les déficiences graves dans l’alimentation, l’hygiène, les soins de santé
transforment cette maison carcérale en un véritable mouroir. Il n’est pas exagéré d’affirmer
que, à Dilala, être condamné par le tribunal, parfois pour des faits bénins, a douze mois ou
cinq ans d’emprisonnement équivaut en fait à une condamnation à mort, tant les risques de
décéder en prison sont élevés.
Il est donc urgent d’agir pour remédier à ces maux dont souffre la justice pénale et le
système pénitentiaire congolais et mettre fin à ces injustices criantes et a ces violations des
droits de l’homme que subissent des hommes, des femmes, des enfants qui, bien
qu’emprisonnés conservent leur droit à la vie et à la dignité. Certains remèdes sont peu
couteux et peuvent avoir un effet positif direct sur un meilleur respect des droits humains des
détenus à Dilala. Elles devraient retenir l’attention de la communauté internationale dont
l’assistance est incontournable pour réaliser l’indispensable réhabilitation de la justice pénale
et du système pénitentiaire congolai
Autres Détails
Mémoire présenté et défendu
En vue de l’obtention du Grade
De Licence en Droit.
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