LES MECANISMES DE REGLEMENT DU CONTENTIEUX CONCURRENTIEL EN DROIT CONGOLAIS
Par OSAKO Feza • Bibliothèque : Edwin's knowledge • Droit • Mémoire • 2024-06-07 • 433 vue(s)
L’étude que nous venons de réaliser a porté sur le règlement du contentieux concurrentiel en droit congolais. Pour mener à bien notre recherche, nous nous sommes servis de la méthode exégétique, méthode indispensable pour les juristes que nous sommes parce qu’elle nous éclaire dans l’analyse des textes de lois ainsi que la technique documentaire qui nous permettra de consulter la documentation nécessaire (ouvrages, articles, thèses et mémoires) se rapportant au cas sous examen. Nous avons divisé notre travail en deux chapitres, dont le premier a traité des faits générateurs du contentieux concurrentiel et le second a analysé le règlement du contentieux concurrentiel. Au cours de notre analyse, nous avons posé la question de savoir quels sont les actes constitutifs d’infraction concurrentielle ; quelles sont les actions judiciaires pour les infractions concurrentielles ; et quelle est la juridiction compétente en matière de la concurrence ; en cas du contentieux concurrentiel quels seront les mécanismes de son règlement qu’entendre par consommateur. De ce point de vue, il appert que les opérateurs économiques seraient protégés et sécurisés contre la concurrence déloyale si le droit congolais adoptait une mise en œuvre adéquate des lois en matière de la concurrence. En vertu de tout ce qui précède concluons que, malgré la législation congolaise en matière de la concurrence protège non seulement les intérêts catégoriels des professionnels entre eux, mais également ceux des consommateurs ainsi que l'ordre public économique, cette législation actuelle est sommaire. Elle se résume à l’Ordonnance- loi n°41-63 du 24 février 1950 portant sur la concurrence déloyale, à l’Arrêté Départemental du 26 mai 1987 portant création et fonctionnement de la Commission de la concurrence, la loi n°00-2001 du 03 juillet 2001 portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce et la loi la loi Organique du 09 juillet 2018. Dans un monde économique ouvert et globalisé, le cadre actuel est dépassé par la nature et le développement constant des pratiques commerciales. S’agissant spécifiquement de l’Arrêté Départemental du 26 mai 1987, il a créé au sein du Ministère de l’Economie Nationale une Commission de la Concurrence afin de veiller au respect de la libre concurrence. Au terme de cet Arrêté Départemental, la Commission de la concurrence a reçu pour mission de rechercher, d’examiner et, le cas échéant, de sanctionner les restrictions à la concurrence notamment les ententes et prix imposés, la concentration, les engagements verticaux, les pratiques abusives et les pratiques discriminatoires. Mais dans la pratique, la Commission de la concurrence n’a pas fonctionné de sorte qu’aujourd’hui l’approfondissement de l’option économique du marché en République Démocratique du Congo laisse se développer en marge une série de pratiques qui deviennent un frein au développement d’une économie de marché qui pourtant, se doit de réguler les comportements des intervenants, gage d’un développement économique efficient et efficace dans l’intérêt du marché, des consommateurs et des opérateurs économiques. L’Etat congolais a mis en place un instrument juridique, la loi n°00-2001 du 03 juillet 2001 portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce, sur base de laquelle, sont installés les tribunaux de commerce. Cette juridiction a été créée dans le but de faciliter au monde des affaires, un fonctionnement souple donc rapide, évitant ainsi la lourdeur des juridictions de droit commun. Cette juridiction, devrait répondre aux besoins évidents qui sont la sécurisation et la célérité dans le traitement des litiges commerciaux. Mais, tout au long de notre étude, nous avons constaté que c’est seulement au premier degré que cette célérité est au moins respecter, parce qu’il y a une composition hybride c'est-à-dire rassemblement des juges permanents et ceux consulaires constituant ainsi l’échevinage en vue de mettre que la théorie soit au prise de la pratique. Au stade actuel du fonctionnement du Tribunal de Commerce, la célérité semble être dans une somnolence indescriptible d’où, l’impérieuse nécessité d’innover s‘impose sans mettre de coter la refonte de la loi n° la loi n° 002/2001 du 03 juillet 2001 portant création, organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce. En guise de conclusion, nous estimons que nous avons besoin d’une nouvelle loi pour faire émerger un marché économique moderne où la concurrence est de mise, mais dont les comportements des opérateurs économiques sont encadrés par une série des règles assorties des sanctions lorsqu’elles sont violées. Cette nouvelle loi doit viser à donner des règles claires, préciser les procédures applicables et aménager la répartition du contentieux.
Autres Détails
Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du titre de Licencié en droit.
Directeur : UPIO KAKURA WAPOL
Professeur
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